Un nouveau chapitre de performance débute chez Genesis et Toyota

Deux compagnies automobiles qui sont loin d’être les premiers noms auxquels on pense lorsqu’il est question de haute performance tenteront de renverser cette situation au cours des prochaines années avec de nouveaux modèles sport excitants et parfois très exclusifs.

Genesis et Toyota sont en effet sur le point d’écrire un nouveau chapitre de leur histoire respective, comme nous l’avons vu avec leurs plus récentes annonces et présentations. Si vous les avez ratées, voici ce que vous devez savoir.

Magma, le nom à retenir chez Genesis

La marque de luxe de Hyundai avait déjà annoncé en mars 2024 la création d’un programme de véhicules de performance, mais le 20 novembre au Circuit Paul Ricard en France, nous avons vu le premier modèle de production : le GV60 Magma. Les ventes s’amorceront en Corée du Sud au début de 2026, puis en Europe et en Amérique du Nord plus tard dans l’année.

Basé sur le GV60 électrique, ce multisegment aux allures de coupé arbore un design plus agressif ponctué d’un gros aileron arrière. Il s’abaisse de 20 mm, adopte des ailes élargies et ancre ses roues exclusives de 21 pouces à une suspension retravaillée pour maximiser la tenue de route dans les virages, sans parler des freins employant de plus gros disques et de meilleurs étriers.

Les ingénieurs ont pu transposer facilement la motorisation du Hyundai IONIQ 5 N, qui fournit 601 chevaux et 545 lb-pi en temps normal ou 641 chevaux et 568 lb-pi pendant les 15 secondes où est activée la fonction Boost. Attendez-vous à accélérer de 0 à 100 km/h en moins de 3,5 secondes avec le système de départ canon ou Launch Control, puis à atteindre une vitesse de pointe de 264 km/h – sur un circuit, bien entendu. Par ailleurs, en plus des modes de conduite Sprint, GT et MY, une fonction Drift aidera à effectuer des dérapages contrôlés.

Ce nouveau Genesis GV60 Magma trouvera comme principaux concurrents les Cadillac Optiq-V, Polestar 4 et Porsche Macan Turbo électrique. Il pourrait être suivi d’une authentique voiture super sport si Genesis donne bel et bien le feu vert au magnifique concept Magma GT également dévoilé il y a quelques semaines.

Bien plus qu’une étude de style, c’est l’expression d’un désir de se doter d’une voiture phare, d’une part, et de faire le saut en course automobile dans la catégorie GT, d’autre part. Basse, large et musclée, la Magma GT possède une silhouette fluide et gracieuse avec des ailes proéminentes. Le vitrage contraste nettement avec la carrosserie, tout comme l’imposante calandre terminée par un becquet ou encore la partie arrière avec diffuseur.

Les portières en élytre découvrent un habitacle renfermant deux sièges de course Recaro et le vaste couvercle arrière se soulève pour révéler le moteur, dont la nature n’a pas été spécifiée (on sait qu’il n’est pas électrique). Qui n’a pas hâte de voir ça sur la route?

Un trio d’enfer chez Toyota/Lexus

Du côté de Toyota, la division Gazoo Racing devient aujourd’hui une marque à part entière (TGR) dont le porte-étendard sera la toute nouvelle GR GT, une supervoiture développée à partir d’une feuille blanche et employant une structure tout en aluminium afin de ranimer l’esprit de la légendaire Toyota 2000GT 1967.

Le design de ce bolide au museau interminable, aux voies larges, au très bas centre de gravité et aux multiples prises d’air vise d’abord et avant tout l’efficacité aérodynamique. Les proportions se rapprochent un peu de celles de la Mercedes-AMG GT. En même temps, les 641 chevaux et 630 lb-pi de couple représentent un sommet pour une bagnole japonaise. Ils sont le résultat d’un V8 biturbo de 4 litres et d’un moteur électrique greffé à la boîte automatique, avec un échappement spécifique développé pour que le grondement du premier fasse frissonner le conducteur.

La GR GT reçoit aussi des pneus Michelin Sport Cup 2 de 20 pouces, une suspension à double triangulation en aluminium et des freins en carbone-céramique. Son poids? À peine 1 750 kg. Par ailleurs, la position de conduite est finement étudiée, l’instrumentation numérique se veut axée sur la performance et la sellerie en cuir rouge rappelle l’approche luxueuse de Lexus.

Puisqu’on en parle, les rumeurs veulent que seuls quelques concessionnaires Lexus triés sur le volet puissent vendre la GR GT qui, au Canada, ne sera disponible qu’à environ 50 unités – du moins, pour la première année de commercialisation en 2027. Le prix pourrait dépasser les 250 000 $, vous imaginez? 

La GR GT s’accompagnera d’une variante pour le sport automobile dérivée du concept GR GT3. De multiples essais sur simulateur ont permis de constater que la voiture était déjà prête pour la compétition. Toutefois, très peu d’informations sur cette version de course ont été partagées, hormis le fait qu’elle soit plus courte de 35 mm.

Complétant le trio de voitures haute performance du géant nippon, le concept Lexus LFA (le même aperçu au Salon de la mobilité du Japon à la fin octobre, mais officiellement rebaptisé) arrive comme une authentique réincarnation de la LFA pour la fin des années 2020. Le capot est encore plus long mais conserve bien entendu des ouvertures, tandis que les formes triangulaires dans les coins avant, qui intègrent habilement les éléments optiques, évoquent directement l’originale. Le design est fort réussi dans l’ensemble.

Contrairement au GR GT et GR GT3, ce concept est pensé comme une voiture sport 100% électrique, ce qui l’éloigne radicalement du V10 atmosphérique que l’on a connu. Hélas, Lexus n’a rien dit par rapport à la puissance et à la batterie, ce qui signifie que nous sommes encore loin de voir une telle LFA sur nos routes. Gardons quand même les doigts croisés!