De 1 à 7 : Polestar et son passé, présent et futur

Polestar, la marque suédoise de véhicules électriques, n’a pas encore dix ans ni même dix points de vente au Canada, mais sa croissance ne fait aucun doute. Présente au Salon de l’auto de Montréal en janvier pour la toute première fois, elle s’attend d’ailleurs à connaître la meilleure année de sa jeune histoire en 2025 en termes de ventes et de rentabilité.

Pourquoi ne pas faire un petit survol à travers le passé, le présent et le futur de Polestar? Vous y découvrirez une gamme axée sur le luxe et l’élégance du design scandinave, mais aussi les performances et l’innovation.

Polestar 1 et 2

L’aventure de Polestar a débuté avec le coupé hybride rechargeable Polestar 1, qui a frappé fort grâce à ses 619 chevaux et une autonomie en mode tout électrique d’une centaine de kilomètres environ. Pour chacune des trois années de production (2019-2021), seulement 500 exemplaires ont été assemblés à l’usine de Chengdu, en Chine. Un futur objet de collection? Peut-être. Rapidement, toutefois, Polestar a compris que sa mission serait 100% électrique.

C’est ainsi qu’est arrivée la berline Polestar 2, une vraie rivale à la Tesla Model 3, mais plus pratique avec son hayon et plus originale sur le plan stylistique. N’oublions pas son niveau de raffinement supérieur. Au menu : des variantes avec un seul moteur ou deux, offrant tantôt jusqu’à 505 km d’autonomie, tantôt une puissance jusqu’à 469 chevaux.

La Polestar 2 a toutefois le malheur d’être assemblée en Chine et le Canada a imposé une surtaxe douanière de 100% sur les véhicules électriques provenant de là-bas, donc bien que la compagnie ait prévu le coup et dispose suffisamment d’unités en stock pour couvrir l’année 2025, cette voiture ne sera plus une priorité par la suite et, à moins que sa production déménage, son avenir chez nous est plus qu’incertain.

Polestar 3 et 4

La vedette de l’heure est sans contredit le Polestar 3, un VUS axé sur la performance, mais vendu à un gros prix. Construit en Caroline du Sud, aux États-Unis, il offre beaucoup de dégagement à bord et un confort élevé. Ses performances sont notoires avec 483 ou 510 chevaux, selon la version, tandis que sa tenue de route surprend grâce à une agilité insoupçonnée. Dotée d’une batterie de 111 kWh, son autonomie varie de 449 à 507 km. Disons que les BMW iX et Cadillac Lyriq de ce monde doivent le prendre très au sérieux.

Quelque part entre les 2 et 3, en termes de gabarit et de prix, viendra s’insérer le nouveau Polestar 4. Également exposé au dernier Salon de l’auto de Montréal, ce multisegment de type coupé, tout à fait unique, conserve un habitacle spacieux, mais brille par l’absence d’une lunette arrière. Le conducteur doit en effet se fier à une caméra posée sur le toit. Le modèle à propulsion produit 268 chevaux et peut parcourir 483 km, alors que celui à quatre roues motrices développe 536 chevaux et a une autonomie de 438 km.

Les exemplaires du Polestar 4 destinés au Canada devaient initialement provenir de la Chine, mais étant donné le contexte actuel, ils seront plutôt fabriqués dans la nouvelle usine de Polestar en Corée du Sud plus tard en 2025. Encore un peu de patience…

Polestar 5, 6 et 7

Polestar a présenté en début d’année une mise à jour de son plan d’affaires pour 2025-2027. Après la berline de performance Polestar 5 (deuxième moitié de 2025) et le cabriolet Polestar 6 (2026) déjà annoncés, un nouveau VUS compact appelé Polestar 7 s’ajoutera à la gamme. Quand exactement? Ça reste à préciser, mais probablement pas avant la deuxième moitié de 2027.

Attendez-vous à un modèle plus abordable que le Polestar 3 et destiné à attirer une clientèle plus large. Il sera fabriqué en Europe et non dans les usines de Polestar aux États-Unis, en Corée du Sud ou en Chine. Du moins, c’est ce qui est prévu pour l’instant. Aucun aperçu n’a été donné, malheureusement, ni de détails techniques.

Polestar l’annonce comme le point tournant à partir duquel la compagnie passera progressivement d’une approche multiplateformes à une seule architecture afin de réduire la complexité, les coûts et les investissements. Longue vie à l’étoile de Göteborg!